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Le portrait de Charlotte aka Moustache n'Joy | Blog Be Woof

22 janvier 2025
10 min de lecture
Par Romain Delrue, co-fondateur de Be Woof
Charlotte reconnait les chiens souffrant d'anxiété de sépération

Chez Be Woof, on aime raconter l’histoire des chiens, de leurs humains… et des éducateurs qui choisissent de faire les choses autrement. Aujourd’hui, on vous présente Charlotte de @moustache_n_joy, éducatrice comportementaliste spécialisée en anxiété de séparation, une passionnée devenue experte qui a troqué l’hôtellerie de luxe pour une mission : aider les chiens et leurs humains à enfin se comprendre.

J’ai toujours été obsédée par le comportement

Avant de devenir éducatrice, Charlotte a passé 15 ans dans l’hôtellerie de luxe, où elle occupait un poste de direction.

Mais sa vraie histoire avec le comportement canin commence bien plus tôt. Il y a une quinzaine d’années, le chien de sa mère devient agressif. Envoyé chez un éducateur, ce cas déclenche chez Charlotte une curiosité qui va vite tourner à l’obsession.

« Ça fait 15 ans que je suis obsédée par le comportement. »

Pendant des années, elle lit, observe, se forme seule… jusqu’au grand saut

En 2022, elle démissionne, s’inscrit en formation chez AnimHeureux (où elle rencontre Maïwenn], et adopte dans la foulée Tipex, un croisé braque allemand à la SPA

Une nouvelle vie commence.



L’anxiété de séparation, une spécialité rare

Pendant sa formation, Charlotte découvre que son propre chien souffre d’anxiété de séparation sévère. Sa formatrice l’oriente vers une spécialiste. Les progrès sont spectaculaires.

« Je me suis dit qu’il fallait démocratiser cette spécialité.»

À l’époque, il n’existe que très peu de formations et à peine quelques professionnels en France.

Aujourd’hui encore, ils ne seraient qu’une quarantaine à être réellement formés à ce trouble complexe.

Charlotte décide alors d’en faire son cœur de métier.



Observer, comprendre… et se former sans relâche

Pour Charlotte, être un bon éducateur ne repose pas sur des recettes miracles.

Les qualités essentielles selon elle ?

  • 👉 un sens aigu de l’observation
  • 👉 une immense empathie pour le chien… et surtout pour l’humain
  • 👉 une formation continue obsessionnelle
«Beaucoup pensent qu’il faut aimer les chiens pour faire ce métier… alors qu’il faut aimer les gens d’abord. »

Car, selon elle, 80 % du travail se joue dans la relation humaine.



100 % positive… mais jamais bisounours

Charlotte revendique une pratique 100 % positive et bienveillante, respectueuse des émotions et de l’intégrité morale du chien.

  • 👉 Sans intimidation.
  • 👉 Sans peur.
  • 👉 Sans violence.

Elle combat activement les méthodes “rapides” qui fonctionnent à court terme mais laissent des dégâts derrière, ainsi que les vieux mythes encore tenaces :

  • - la dominance
  • - la hiérarchie inter-espèces
  • - les théories des années 70


« Mon métier, c’est d’être traductrice »

Quand on lui demande ce qui la rend vraiment fière, Charlotte ne parle pas de performance. Elle parle de compréhension.

«Je me vois comme une traductrice entre le chien et l’humain. »

Sa plus grande récompense ?

  • 🐶 voir un chien progresser
  • 👀 mais surtout voir ses humains apprendre à lire leur chien, à décoder ses signaux, à mieux communiquer

Le vrai succès, pour elle, c’est quand le client n’a presque plus besoin d’elle.



Des cas lourds… et des décisions courageuses

Parmi les histoires qui l’ont marquée, celle d’un chien ayant mordu un enfant. Menacé d’abandon, le dossier est sensible.

Après évaluation et travail avec la famille, Charlotte aide à prendre une décision difficile mais responsable : replacer le chien pour lui offrir une vraie chance.

Il sera adopté… le jour même. Un mélange de déchirement et de victoire silencieuse.



Changer le regard sur les chiens… et sur les humains

Charlotte milite pour un changement profond dans notre manière de vivre avec eux.

Elle rappelle souvent :

  • 👉 d’arrêter les micro-agressions quotidiennes (crier, pousser, dire “non” sans expliquer)
  • 👉 de ne pas faire subir aux chiens ce qu’on n’accepterait jamais pour un enfant
«L’intelligence émotionnelle d’un chien est proche de celle d’un enfant de deux ans.»

Et face à ceux qui pensent tout savoir parce qu’ils ont “toujours eu des chiens”, elle lâche, sourire en coin :

«Moi ça fait 40 ans que j’ai un vagin… je suis pas gynéco. »


🐾 Pourquoi Be Woof souhaite mettre en lumière des éducatrices comme Charlotte ?

Le parcours de Charlotte illustre parfaitement ce que nous voulons défendre avec Be Woof.

Des professionnelles engagées, formées en continu, spécialisées sur des problématiques complexes, qui travaillent dans la durée et construisent une vraie relation de confiance avec les familles.



🐶 Tu es éducateur ou éducatrice en méthodes positives et tu aimerais, toi aussi, partager ton histoire ?

Écris-nous : on sera ravi d’en faire un portrait sur Be Woof… et de continuer à mettre en lumière celles et ceux qui font évoluer la profession.